L’éco-conduite, une règle indispensable en déplacement

Modifié le : 
15 déc 2016
Environ 45% des coûts d’un véhicule sont liées au comportement du conducteur (niveau de consommation, sinistralité,...). De plus, avec l’essor du covoiturage en entreprise, les compétences du conducteurs sont au cœur des préoccupations, pour garantir des déplacements en toute sécurité. Il faut établir une certaine confiance et rappeler les règles de la conduite: celles de l’éco-conduite en particulier.

Revoir ses habitudes pour adopter l’éco-conduite

L’éco-conduite consiste à adopter des bonnes pratiques au volant, pour diminuer le risque d’accident et réduire la consommation de carburant.

Des formations à l’éco-conduite (inscrites au plan de formation) peuvent être proposées par l’entreprise notamment pour les personnes souvent amenées à se déplacer ou ayant été impliquée dans un accident. Les nouveaux véhicules disposent de plus en plus souvent de solutions télématiques embarquées permettant une remontée d’informations aux conducteurs. Par ailleurs, de nombreuses applications se développent et proposent des conseils personnalisés d’éco-conduite.

Les retours des entreprises s’étant engagées sont positifs : réduction de la sinistralité de 30 à 40%, réduction des consommations de 15% en moyenne, et les émissions de CO2 réduites de 12.5%.

Ces mesures sont à rappeler régulièrement dans l’entreprise par les responsables de la mobilité. En effet, sans ce rappel les bénéfices enregistrés diminuent et les “anciennes habitudes” reprennent le dessus. L’éco-conduite est bien sûr valable pour tous les trajets, aussi bien des trajets habituels entre le domicile et le travail que des déplacements personnels ou professionnels.

Bonnes pratiques : ce qu’il faut savoir pour mieux conduire

  • Entretien de sa voiture : la pression et l’état des pneus doivent être vérifiés au moins une fois par mois, et systématiquement avant un trajet important. Même conseil pour le filtre à air : lorsqu’il est bouché, il entraîne une surconsommation de carburant.
  • Au démarrage : il n’est pas nécessaire d’appuyer sur la pédale d’accélérateur. Il est tout aussi inutile de laisser chauffer son moteur à l’arrêt : il suffit de le solliciter avec douceur dans les premiers kilomètres. En cas d’arrêt prolongé, il est préférable de stopper le moteur plutôt que de le laisser tourner au ralenti.
  • Sur le trajet : la vitesse supérieure peut être passée dès 2500 tours / minute pour une voiture essence, 2000 tours / minutes pour un véhicule diesel : éviter le surrégime du moteur économise jusqu’à 20 % de carburant. Les accélérations abruptes sont déconseillées. Une meilleure anticipation de la route évite les freinages brusques et permet d’utiliser le frein moteur.

Enfin, l’éco-conduite c’est aussi… ne pas conduire ! Pour des trajets courts, il est toujours préférable de privilégier la marche à pied, le vélo ou simplement de choisir son moment pour regrouper des petits déplacements.