Comment gérer les pics de pollution dans les entreprises?

Bon à savoir
Modifié le : 
15 juin 2016
Alors que plus de 1,5 millions de Franciliens sont toujours exposés à des niveaux de pollution qui ne respectent pas la réglementation, l'amélioration de la qualité de l'air est un enjeu majeur de santé publique. Dès 2014, Grand Paris Seine Ouest (GPSO) s'est attaqué à la question avec la mise en place d’un système d’alerte pour prévenir des pics de pollution.

Une veille quotidienne pour prévenir

GPSO assure une veille quotidienne sur l’état de la qualité de l’air donné par AIRPARIF, qui  est chargé de sa surveillance en Île-de-France. Lorsque les prévisions montrent un risque de pollution, GPSO alerte les villes qui répercutent l’information auprès des habitants mais aussi auprès des responsables des lieux accueillants des personnes sensibles  (établissements scolaires, de santé,…).

Une procédure particulière a été prévue à destination des entreprises qui emploient près de 200 000 salariés sur le territoire de GPSO. Réduire les déplacements pendant ces périodes, aménager les horaires et les pauses au sein de l’entreprise contribuent à améliorer les conditions de travail des salariés mais aussi à combattre la pollution atmosphérique.

Plusieurs niveaux d’alerte pour mieux réagir

Les entreprises et les salariés engagés dans une démarche PDE (Plan de Déplacements d’Etablissements) sont sensibilisés à ces problématiques de pollution, liées entre autres aux transports. Ils connaissent tous les « bonnes pratiques » privilégiant les transports durables.

Mais il a été décidé que la mission de conseil en mobilité du GPSO pourrait transmettre aux entreprises qui en font la demande des informations en cas de pics de pollution. La procédure est simple puisqu’il suffit de communiquer les adresses emails d’au moins deux référents par entreprises.

La veille d’un épisode de pollution, un message est envoyé aux personnes désignées avec une plaquette correspondant aux comportements à tenir, en fonction du niveau d’alerte. C’est ensuite à l’entreprise d’utiliser ses moyens de communication interne pour informer l’ensemble des salariés.

Le niveau 1 correspond à un indice de pollution moyen : les effets sur la santé ainsi que les recommandations pour éviter les répercussions  sont détaillées.

Quant au niveau 2, il s’agit d’une alerte pollution dont les répercussions sur la santé sont plus graves. Plusieurs interdictions sont prévues comme les feux de cheminées ou l’obligation de réduire la vitesse de 20 km/h.

Enfin, il existe aussi un kit de communication, composé :

  • D’une affiche dédiée aux salariés « que faire en cas de pollution atmosphérique » ;
  • D’une affiche sur la pollution pour tout public ;
  • D’un livret d’information pour approfondir le sujet.